Taux immobilier prévu pour 2026

3,26 %. Un chiffre qui, isolé, ne dit rien. Mais pour près d’un million de ménages, il détermine tout : l’accès à la propriété, le montant que l’on peut emprunter, le rêve ou la désillusion. Depuis 2022, la Banque centrale européenne a fait grimper ses taux, changeant la donne pour tous ceux qui veulent acheter. Les banques françaises, elles, peaufinent leurs barèmes, adaptent leurs conditions selon le profil de l’acquéreur et l’apport mis sur la table. Cette différenciation, qui était l’exception, devient peu à peu la règle, sous la pression d’un marché incertain.

Face à cette nouvelle donne, courtiers et instituts de conjoncture avancent des prévisions : la tempête pourrait se calmer, mais pas question de retrouver les taux planchers d’avant 2022. Les critères d’accès au crédit se resserrent toujours, pesant lourdement sur la capacité d’achat des ménages. Les règles changent, et avec elles, les contours du rêve immobilier.

Où en sont les taux immobiliers à l’aube de 2026 ?

Depuis plusieurs mois, le marché immobilier français montre des signes d’accalmie sur les taux immobiliers. Les chiffres avancés par CAFPI pour janvier 2026 donnent le ton : 2,96 % sur 10 ans, 3,13 % sur 15 ans, 3,26 % sur 20 ans, 3,35 % sur 25 ans. Ceux capables de présenter un dossier solide, avec un bon apport et une situation professionnelle stable, peuvent décrocher 2,64 % sur 10 ans ou 3,00 % sur 20 ans. On reste loin des records de 2019-2021, mais la flambée de 2023 semble bel et bien derrière nous.

Le taux d’usure fixé par la Banque de France reste le garde-fou du secteur, plafonnant à 5,13 % pour les prêts de 20 ans et plus au premier trimestre 2026. Les autres maturités sont limitées à 4,12 % (moins de 10 ans) et 4,59 % (10 à 20 ans). Ces seuils empêchent les banques de s’emballer, tout en offrant une protection bienvenue pour les particuliers.

Sur le terrain, la géographie impose ses nuances. À Paris, les taux collent à la moyenne nationale. À Marseille ou Bordeaux, compter quelques dixièmes de point en plus pour les longs prêts. Un écart qui s’explique : primo-accédants, secundo-accédants, investisseurs, chaque profil fait l’objet d’une analyse fine. Plus que jamais, durée d’emprunt, apport et stabilité de l’emploi fixent le tarif final.

En ce début 2026, les taux de crédit immobilier s’inscrivent dans une dynamique maîtrisée. Les marges de négociation existent, mais elles restent l’apanage des meilleurs dossiers. Les grands réseaux de courtiers, de Meilleurtaux à Réassurez-moi, confirment une fourchette comprise entre 3 % et 3,5 % pour la majorité des nouveaux prêts, peu importe la durée ou le profil.

Quels scénarios anticiper pour les taux de crédit en janvier 2026 ?

Les mouvements des taux de crédit immobilier suivent de près les choix de la Banque centrale européenne (BCE) et l’évolution de l’OAT 10 ans. La BCE a maintenu son taux de dépôt à 2 % fin 2025 ; l’inflation, elle, se stabilise autour de 2,2 % début 2026. Un contexte qui rassure les banques, et explique pourquoi les taux proposés aux emprunteurs ne s’envolent plus. D’après les analyses relayées par Meilleurtaux et Réassurez-moi, la stabilité reste le mot d’ordre : entre 3 % et 3,5 % pour la majorité des crédits, toutes durées confondues. Les banques, elles, ajustent au plus juste, refusant de prendre des risques inconsidérés.

Les profils d’emprunteurs en ligne de mire

Voici comment les différents profils pèsent sur les conditions d’octroi :

  • Les primo-accédants reviennent en force dans le viseur des banques, avec 52 % des nouveaux crédits accordés en août 2025. Leur présence redonne du souffle à un marché qui en avait besoin.
  • Les secundo-accédants et les investisseurs locatifs doivent composer avec des montants moyens plus élevés : 325 740 € pour les seconds, 171 316 € pour les investisseurs, et des exigences d’apport qui grimpent d’un cran.

Le marché de l’ancien, en progression de 12 % sur un an, illustre cette reprise en douceur. Les taux se stabilisent ; les ménages y voient plus clair, les banques aussi. Mais rien n’est figé : un geste de la BCE, même minime, et la donne pourrait changer à tout moment.

Comprendre les leviers qui pourraient influencer les taux immobiliers cette année

Plusieurs paramètres s’invitent dans l’équation des taux immobiliers en France. D’abord, la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) : avec une inflation maîtrisée autour de 2,2 % début 2026, la BCE maintient ses taux directeurs, évitant ainsi une volatilité excessive du crédit. Côté banques, le rendement de l’OAT 10 ans fait office de boussole. À 3,55 % en janvier 2026, il fixe les repères pour les taux fixes des particuliers.

Les règles du jeu se précisent. L’apport personnel et la stabilité professionnelle deviennent plus que de simples atouts : ce sont de véritables critères de sélection. Les banques privilégient les dossiers robustes, la concurrence existe mais la prudence domine. La capacité d’emprunt dépend du taux, bien sûr, mais aussi des revenus affichés et de la durée du prêt choisi. Un apport conséquent ou une situation professionnelle stable ouvrent la porte à de meilleures conditions.

La réglementation continue de peser. Le taux d’usure, publié par la Banque de France, limite le TAEG des crédits immobiliers : à 5,13 % pour les prêts de 20 ans et plus début 2026, il laisse une marge raisonnable pour les banques tout en protégeant les ménages. Autre élément : le PTZ élargi en 2025, qui facilite l’accès à la propriété pour les primo-accédants et atténue l’impact du taux sur le coût global du crédit.

En 2026, le marché immobilier ajuste ses lignes : chaque acteur avance ses pions entre politiques monétaires, critères bancaires et dispositifs publics. Face à ces dynamiques croisées, le paysage reste mouvant. À qui saura anticiper ces évolutions, l’opportunité pourrait bien sourire plus vite qu’on ne l’imagine.

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