Un délai de préavis de trois mois s’impose en location vide, sauf exceptions précises réduisant la durée à un mois. La date de notification au propriétaire marque le point de départ officiel, et non celle du départ effectif du logement.
Certains motifs, comme une mutation professionnelle ou l’obtention d’un premier emploi, permettent de raccourcir ce délai. Omettre de respecter la procédure exacte ou ignorer les justificatifs exigés entraîne la prolongation de la période locative et des frais supplémentaires.
Comprendre le préavis de départ : ce que tout locataire doit savoir
Donner son préavis n’est jamais une simple formalité. Pour chaque locataire désireux de quitter un logement, la règle varie selon le bail. Dans une location vide, trois mois s’imposent. Si le logement est meublé, la donne change : un mois suffit pour officialiser son départ. Ce cadre réglementaire trouve son origine dans la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, qui reste la pierre angulaire des droits et obligations en matière de location.
Notifier le propriétaire ou le bailleur de sa décision s’avère incontournable. Ce courrier, la fameuse lettre de congé, déclenche le compte à rebours. Seule compte la date à laquelle le propriétaire reçoit ce courrier, et non la date d’envoi.
À retenir sur les délais de préavis
Voici les deux configurations principales à garder en tête :
- Logement vide : préavis de 3 mois
- Logement meublé : préavis de 1 mois
Le contrat de location précise toujours la durée exacte du préavis. Certains baux détaillent aussi la marche à suivre pour notifier le départ, une précaution qui limite bien des litiges. Considérez ce délai comme un garde-fou : il offre au propriétaire la possibilité de préparer la suite, d’entamer la recherche d’un remplaçant et d’éviter la vacance locative. Résultat : le cadre reste clair, équitable, et rassurant pour tous.
À quel moment donner son préavis pour un déménagement ? Les situations à distinguer
Impossible de fixer une date unique pour donner son préavis. Tout dépend du contexte. En pratique, plusieurs circonstances permettent de ramener le préavis à un mois dans un logement vide, là où la règle générale impose trois mois.
Dans les zones tendues, la loi Alur du 24 mars 2014 a ouvert la voie à une réduction du préavis à un mois. La liste des villes concernées, Paris, Lyon, Bordeaux, parmi d’autres, mérite d’être vérifiée attentivement. Même principe si vous faites face à une mutation professionnelle, une perte d’emploi, l’obtention d’un premier emploi ou un nouvel emploi après une période de chômage. Ces situations appellent la production d’un justificatif : certificat de l’employeur ou attestation Pôle Emploi à joindre à la lettre de congé.
D’autres cas de figure ouvrent droit à ce préavis réduit : déménagement pour raisons de santé, perception du RSA ou de l’AAH, attribution d’un logement social. Les victimes de violences conjugales (ou dont l’enfant a été concerné) sont également protégées, grâce à la loi Macron du 6 août 2015.
Dans toutes ces situations, une constante : le locataire doit informer le propriétaire et fournir un document justificatif. À défaut, le bailleur est en droit de refuser d’appliquer le préavis réduit. Ces exceptions sont de véritables leviers pour adapter la durée du préavis à sa propre réalité.
Les démarches essentielles pour un préavis en toute sérénité
Envoyer la lettre de congé, c’est enclencher officiellement le délai de préavis. La loi autorise plusieurs modes de transmission, à choisir en connaissance de cause :
- lettre recommandée avec accusé de réception,
- remise en main propre contre récépissé ou émargement,
- acte d’huissier.
C’est la date de remise effective au bailleur qui démarre le compte à rebours, pas celle de l’envoi. Beaucoup se trompent en s’appuyant sur le cachet de la poste : ce n’est que lorsque le propriétaire a le courrier entre les mains que le délai commence.
Tant que le préavis court, le locataire continue à payer loyer et charges, même s’il quitte le logement avant la fin du délai. Certains propriétaires acceptent de réduire la facture si un nouveau locataire arrive vite, mais rien ne les y oblige. Quant à l’état des lieux de sortie, il fait l’objet d’une discussion avec le propriétaire, car il conditionne la restitution du dépôt de garantie.
Faute de justificatif valable pour demander un préavis réduit, le bailleur peut contester la démarche, voire porter l’affaire devant le tribunal d’instance. Enfin, si le logement est reconnu insalubre ou dangereux par une autorité compétente, le départ peut s’effectuer sans préavis. Cette exception reste marginale, mais elle existe bel et bien.
Donner son préavis, c’est enclencher un compte à rebours qui façonne la suite de son parcours résidentiel. Bien anticipé, il évite les faux pas et ouvre la porte à un nouveau départ, sans fausse note ni mauvaise surprise.


